Ma position à ce jour sur un sujet accessoire : le mariage des couples de même sexe.

Publié le par Logopathe

La question du mariage des couples de même sexe présente de fortes analogies avec le débat sur l’identité nationale. Dans les deux cas, les gens de bon sens réagissent volontiers en balayant le sujet d’un revers de la main, s’indignant qu’on puisse se préoccuper de telles broutilles quand des petits enfants meurent de faim, qu’on massacre des innocents dans tel ou tel pays, et que les inégalités se creusent sous le poids des avidités banquières. Ces thèmes, disent-ils, mariage homo, identité nationale, sont bien éloignés des vraies préoccupations des Français.

 

Faites le test dans un bistrot ou un dîner en ville : lancez l’assistance sur le chômage, la crise, la faim dans le monde ou l’Europe ; lancez-là ensuite sur le mariage homo ou l’identité nationale. Il y a de fortes chances pour que ces seconds débats soient significativement plus passionnés que les premiers. Pourquoi ? Il est indéniable que les conséquences pratiques immédiates du mariage homo ou de telle ou telle définition de l’identité nationale sont négligeables, au moins sur le court terme. Mais ces thèmes touchent à l’espace symbolique et affectif des gens ; l’intérêt qu’ils suscitent est donc supérieur à celui qu’inspirent les sujets concrets, de même qu’une œuvre de fiction mobilise davantage l’attention qu’un documentaire.

 

La capacité d’un débat à mobiliser ses participants ne dépend pas uniquement de l’existence ou non d’un enjeu pratique. Loin de là.

 

Ma position sur ces deux sujets est extrêmement volatile. Je vais tâcher de fixer celle qui prédomine aujourd’hui dans mon esprit sur le mariage des couples de même sexe.

 

A ce jour, donc, j’ai de fortes réticences. Non, pardon, des réticences modérées. Elles ne tiennent pas réellement au fait que des enfants soient élevés par des couples de même sexe.  Pas même au fait que ces couples puissent être reconnus d’une manière ou d’une autre. Elles tiennent à la nature de l’argumentaire des défenseurs du projet, en tout cas ceux dont l’opinion est parvenue à mon entendement. Je suis bien conscient que dans le bruit médiatique, les opinions qui se font le mieux entendre sont les plus extrêmes et les moins solidement fondées. Il n’y a pas à s’étonner que Libé, par exemple, se délecte à relayer les propos du cardinal Barbarin (ne serait-ce que pour le nom du gars) et d’autres « réacs » étiquetés. C’est une façon de dire « regardez ce que pensent les opposants au projet ; regardez à qui vous vous associez, et à quels arguments ». C’est évidemment totalement malhonnête.

 

A l’inverse, je ne perdrai pas de temps à réfuter les arguments farfelus de nombre d’opposants : pédophilie, inflation subite de vocations homosexuelles, disparition de l’espèce humaine, etc. Pas plus qu’à celui qui consiste à dire que le mariage homo serait la porte ouverte à de nouvelles revendications sur le mariage à trois ou quatre, le mariage avec sa mère, des animaux, des enfants. C’est probablement vrai, mais ça n’est pas un argument. Le vote des femmes a été la porte ouverte à la revendication du vote des enfants, ce n’est pas pour autant qu’il n’aurait pas fallu l’accorder.

 

Je me contenterai de réagir aux arguments « pro » qui semblent émaner des défenseurs les plus modérés. Beaucoup de ces arguments m’agacent. Les voici.

 

1) Ca se fait dans plein de pays.

 

Sans commentaire. Inutile de dire que je m’en branle grave.

 

 

2) Ne pas marier les homos est discriminatoire.

 

C’est l’argument qui m’agace le plus, parce qu’il revient à escamoter subtilement le débat. En effet, le raisonnement n’est juste que si l’on admet que la différence hommes/femmes n’est pas plus essentielle, au regard du mariage, que n’importe quelle autre différence physiologique, couleur, taille, corpulence, ou n’importe quelle différence culturelle. C’est donc tenir pour résolu, dans le sens le plus radical, le débat posé par les Gender studies. Or il ne l’est pas, loin de là. En l’état actuel des choses, il me paraît encore parfaitement légitime de distinguer les sexes dans le cadre de la définition du mariage, institution qui implique, entre autres, sexualité et reproduction. Dès lors, il n’est plus possible de parler de discrimination. Dans la situation actuelle, nous avons tous les mêmes droits : chacun peut épouser une personne de sexe opposé, et personne n’a le droit d’épouser une personne de même sexe.

 

Pour marier des personnes de même sexe, il faut donc changer la définition du mariage, pour en faire l’union de deux personnes quel que soit leur sexe. Pourquoi pas ? Mais il faut le dire clairement, plutôt que de prétendre vouloir mettre fin à une discrimination imaginaire.

 

Je ne m’attarderai pas sur les arguments de type « et les couples stériles ? » qui assimilent de fait l’homosexualité à un dysfonctionnement. Un couple hétéro stérile ou trop âgé pour procréer n’est qu’un cas particulier de couple hétéro. Un couple homo n’est pas un cas particulier de couple hétéro, c’est une autre réalité. Qui présente des analogies nombreuses avec le couple hétéro ; mais suffisamment différente pour justifier un traitement juridique distinct. J’en recause plus bas.

 

 

3) Qu’est-ce que ça peut bien vous faire ?

 

C’est un autre argument bancal, voire malhonnête, et qui repose sur une confusion qu’on retrouve souvent dans le débat d’idées contemporain : celle de l’individuel et du collectif. La question juridique posée par les couples homos est susceptible de solutions diverses, la redéfinition du mariage n’étant pas la seule ; la spécificité de celle-ci n’est à mon sens pas juridique, mais symbolique. La revendication de l’accès au mariage porte selon moi sur l’accès à un symbole collectif : le mariage est reconnaissance par la société d’une union entre deux personnes.

 

Ce qu’on se propose de modifier, c’est donc les règles par lesquelles la société reconnaît ces unions, c’est le contenu même du symbole : d’union d’un homme et d’une femme, avec un arrière-plan reproductif, on passe à une définition plus large, l’union de deux personnes désireuses de fonder un foyer, d’une manière ou d’une autre. On donne à tous (et non seulement aux homos) un nouveau droit : celui d’épouser une personne de même sexe. Le sens collectif du mariage change donc pour tous, pas juste pour les homos.

 

A ceux (dont je ne suis pas) que ce changement symbolique dérange, on dit, « bah, qu’est-ce que ça vous peut vous faire ? » C’est-à-dire que brusquement, par un artifice rhétorique, on quitte le domaine du collectif qui justifiait la revendication pour se rabattre sur l’individuel. L’interpellé pourrait à bon droit répondre « et vous ? Qu’est-ce que ça peut vous faire que l’instrument juridique qui sanctionne votre union soit le même que le mien ? » Le débat repartira alors sur le terrain de la symbolique collective, et on n’en sortira pas.

 

Il faut choisir : soit on se place d’un point de vue individualiste, et alors la nature de la solution juridique importe peu, du moment qu’elle fonctionne. Soit on s’intéresse au mariage pour sa dimension symbolique et collective, et alors on doit accepter de discuter du contenu du symbole avec les autres membres de la collectivité.

 

 

4) un couple homo stable vaut mieux qu’un couple hétéro violent.

 

On entre ici sur le terrain de l’adoption. Comme il a été dit maintes fois, l’argument est ridicule, on le cite ici pour mémoire : on compare bien évidemment ce qui est comparable, à savoir un couple homo stable et un couple hétéro stable. En fait, c’est un argument qui présuppose même que le locuteur considère un couple homo stable comme moins pertinent que son homologue hétéro du point de vue de la parentalité. Sans quoi il n’aurait pas besoin d’introduire cette distorsion dans la comparaison.

 

 

5) Il y a des familles homoparentales, et ça marche.

 

C’est juste. Et c’est permis. Donc pas particulièrement besoin de loi. Les problèmes patrimoniaux qui peuvent éventuellement se poser dans de rares cas peuvent être résolus autrement. Je ne parle pas des soi-disant problèmes de collecte scolaire des enfants : on envoie qui on veut chercher son gosse à l’école, il suffit de prévenir. Et le problème est le même pour un beau-parent de sexe différent.

 

Là-dessus, on répondra que l’accès au mariage permettra de « normaliser » les situations. Je n’y crois pas trop. Par définition, les enfants qui ont des parents de même sexe resteront l’exception dans la cour de l’école. A mon sens, une législation qui protège et encadre cette exception serait mieux venue qu’une législation qui essaie de la faire passer pour en tout point identique à la règle.

 

 

6) Etre contre, c’est de l’homophobie.

 

Erreur de raisonnement courante dans le débat public. Il est possible que les arguments des opposants au mariage des personnes de même sexe leur soient inspirés, plus ou moins, par des préjugés homophobes. Cela n’invalide en rien lesdits arguments. Par définition, un homophobe a davantage d’incitations qu’un non-homophobe à trouver des arguments pertinents contre le mariage des personnes de même sexe. Il a aussi davantage d’incitations à en trouver de mauvais. Cela ne nous exempte pas de faire le tri, et d’examiner chaque argument pour ce qu’il est.

 

 

7) Ca s’est fait dans d’autres civilisations et à d’autres époques.

 

Bon d’abord, on s’en fout, il y a plein de trucs qui se sont faits dans d’autres civilisations et dont on ne veut pas forcément dans la nôtre ; ensuite les cas cités sont quand même méchamment marginaux ; enfin et surtout, dans l’immense majorité des cas mentionnés, les unions de personnes de même sexe se font par l’entremise d’institutions distinctes de celle qui sert à unir des personnes de sexe différent. Le choix d’indifférencier le sexe dans la définition même du mariage me paraît donc assez inédit, ce qui n’est pas en soi un argument contre, mais invalide le recours aux précédents civilisationnels.

 

 

En l’état actuel des choses, je suis donc contre ce changement, parce que les arguments de ceux qui le défendent me paraissent malhonnêtes et manipulatoires, et je n’aime pas qu’on se foute de ma gueule.

 

Je ne trouve pas sain non plus que des lois soient votées sur la base de débats biaisés, d’arguments mensongers et de raisonnements tordus. Personne n’y gagne en définitive.

 

Il y a aussi un côté nominaliste qui me déplaît fortement : l’idée qu’on peut modifier le réel en changeant la définition des mots me semble au mieux naïve, au pire pathogène.

 

Il y a sans doute aussi un effet de génération : à l’époque où j’ai grandi, on revendiquait le droit de ne pas se conformer à la règle. Aujourd’hui les gens demandent que la règle se conforme à eux. Je ne critique pas forcément, je suis un peu désemparé. Et sceptique.

 

Est-ce à dire qu’il ne faut rien faire pour donner un cadre juridique plus satisfaisant aux couples de même sexe ? Pas forcément, mais pour moi, le choix qui est fait et qui est présenté, par des arguments fallacieux, comme le seul possible et logique, est en réalité particulièrement radical. Ce qui pourrait d’ailleurs le rendre séduisant, s’il était assumé et défendu comme tel.

 

Le choix qui est fait, donc, c’est celui de redéfinir le mariage comme l’union, non de deux personnes de sexe différent, mais de deux personnes sans précision du sexe. C’est inédit, et ça ne va pas de soi du tout. La logique juridique voudrait plutôt que, en présence de trois réalités familiales différentes – couple h/f, couple gay, couple lesbien – on ait trois traductions juridiques différentes. Eventuellement sous un même chapeau, si l’on souhaite souligner la convergence. C’est possible sans encourir la moindre accusation de discrimination, puisqu’il s’agit de réalités objectivement différentes, d’associations qui n’ont pas exactement les mêmes effets. Mais la volonté, ici, est de gommer totalement la différence, et d’utiliser des rustines juridiques à droite et à gauche pour que ça ne se voie pas trop. A mon sens, ce n’est pas une bonne façon de faire le droit.

 

Ce faisant, je ne suis pas vraiment entré dans le débat lui-même, qui suppose de bien faire la différence entre ce que la loi changera dans les symboles (définition du mariage) et ce qu’elle changera dans la réalité (fiscalité, patrimoine, filiation). Ce qui fait polémique, ce n’est bien sûr pas la question fiscale ; c’est le symbole d’une part, et la filiation d’autre part. Pour ce qui est du symbole, je m’en fous. Pour ce qui est de la filiation, de la PMA, de la possibilité d’avoir officiellement deux parents de même sexe, j’ai de gros doutes. Il me semble qu’on prête beaucoup de pouvoir magique à la fiction juridique dans cette affaire.

 

Maintenant, le texte sera sans doute voté, et je ne me mêlerai pas au concert de ceux qui en redoutent les conséquences cataclysmiques. Il y aura peu d’enfants concernés, et selon toute vraisemblance ils ne s’en tireront pas tellement plus mal que d’autres. Oh, beaucoup seront traumatisés, probablement, mais après tout qui ne l’est pas. On a tous nos merdes. Ils auront un toit et à bouffer, on va pas pleurer non plus.

 

Merci en tout cas au gouvernement de nous offrir la seule chose qui soit en son pouvoir : des distractions.

Commenter cet article

tschok 04/12/2012 16:56

Je suis l'élément avant coureur d'une armée plus vaste.

:))

Logopathe 03/12/2012 16:06

Je vous dois en tout cas des égards pour être LE commentateur de mon blog...

tschok 03/12/2012 13:39

N'avez vous pas remarqué comment les convictions sont des système autobouclants?

Donc, oui, on tourne en rond.

Mais vous avez pu librement discuter de vos convictions, ce qui est tout de même un point positif.

tschok 01/12/2012 19:48

C'est une discussion que j'ai déjà eue avec Physdémon chez Philarête.

C'est très simple: en droit, un interdit n'est pas nécessairement sanctionné pénalement, c'est à dire par la prison ou l'amende.

Il y a toute sorte de choses qui sont interdites, sans que celui qui brave l'interdit encourt la prison ou l'amende.

En l'espèce, la sanction était la nullité de l'acte, c'est à dire le mariage célébré en violation de la loi civile (et non pénale).

C'est vraiment tout bête, mais dès qu'on comprend qu'un acte interdit ne correspond pas nécessairement à une infraction pénale, on comprend que le mariage homo est réellement interdit par la
loi.

Il n'y a juridiquement aucun doute là-dessus.

Logopathe 03/12/2012 11:50



Sur le sens juridique précis du mot "interdit", je dois vous faire confiance, ce n'est pas ma spécialité.


 


Il reste que l'argumentaire de Philarète sur les règles constitutives emporte ma conviction. Il me semble qu'une impossibilité découlant, incidemment, d'une définition (en l'occurrence, le
caractère mixte du mariage), n'est en rien comparable à une interdiction explicite. Et qu'il est donc absurde de voir dans cette définition une règle cherchant à exclure les homosexuels. Qui en
tant que personnes ont les mêmes droits que les autres, encore une fois.


 


Mais je crois qu'on tourne un peu en rond, là.



tschok 29/11/2012 17:59

Clairement, les rédacteurs du code civil de 1804 n'avaient absolument pas l'homosexualité en tête. A leur époque, il allait sans dire qu'elle relevait du commerce illicite, car contraire aux bonnes
mœurs.

Interdire le mariage aux homos n'était même pas concevable, parce qu'il n'était même pas concevable qu'on puisse imaginer ne serait-ce qu'une seule seconde qu'ils puissent se marier. Alors pourquoi
le leur interdire?

Là-dessus, vous avez raison, et je pense qu'il n'y a aucun doute.

Cela n'empêche en rien le fait que, lorsqu'il a été sérieusement question du mariage des homos (soit une date très récente, mettons depuis une quinzaine d'années, je dirais) il leur a été répondu
"niet", au nom justement de la conception traditionnelle du mariage. Pour leur dire non, on en a appelé aux origines du code civil, il ne faut pas l'oublier (et de la Bible et de blabla machin: aux
origines de tout, en fait).

(d'ailleurs le mariage homo est souvent perçu comme attentatoire aux "origines". De quoi au juste? Ben... de tout)

Il y a donc, et c'est vrai, un paradoxe: si le mariage est aujourd'hui conçu comme l'un des derniers dispositifs destinés à maintenir les homos dans une certaine marginalité si ce n'est sociale, du
moins juridique, c'est aussi le plus récent.


Et c'est bien parce qu'ils n'ont commencé à revendiquer le droit de se marier que très récemment. Avant, il était inutile de leur interdire de se marier, cela allait sans dire et ils n'y songeaient
même pas.

Mais, quand le sujet est venu sur la table, là, on a bien été obligé de leur dire non et de formaliser une interdiction implicite jusque là.

C'était tout le sens de la provocation du mariage de Bègles: forcer la cour de cassation à dire le droit, la forcer à dire explicitement ce qui était implicite, et en l'occurrence, la réponse n'a
comporté aucun suspens. Nullité du mariage.

En ce sens, on peut donc dire que le mariage fait bien parti du dispositif "anti homo", pour le dire brutalement et schématiquement, mais que cette instrumentalisation de l'institution à cette fin
précise est très récente, car étroitement corrélée à l'apparition de la revendication des homos pour un accès au mariage.

Sinon, je ne pense pas essentialiser les homos.

En revanche, j'en fais une catégorie juridique. Plus exactement, je constate qu'ils sont devenus une catégorie juridique.

Or, comme vous, je me demande si c'est une bonne chose et c'est une question que je n'ai pas fini de soupeser.

Les circonstances ne m'ont pas vraiment laissé d'autre choix, d'une part parce que les homos eux-mêmes se sont définis comme une catégorie juridique, pour les besoins de la lutte - si j'ose dire -
et d'autre part parce que la société elle-même les a définis comme telle.

Je fais avec ce que j'ai...

Je veux simplement dire que j'ai pris acte de cela sans chercher à le remettre en cause. Mais c'est vrai que c'est une question pour laquelle on pourrait légitimement exercer un esprit
critique.

Après tout il s'est passé la même chose avec les prolétaires (Marx) qui sont devenu les "travailleurs" (discours syndical) qui sont devenus les "salariés" (code du travail).

On m'a flanqué la catégorie juridique à travers la gueule sans me demander mon avis. Et j'en prends acte, très pragmatiquement.

Je n'essentialise donc rien car je n'ai pas une vision aussi intellectuelle que ça.

L'autre point avec lequel je suis d'accord avec vous: avec ce projet de réforme, il n'y a pas deux mariages (l'hétéro et l'homo) mais trois. L'hétéro, le gay et le lesbien.

C'est une source de complexité qu'on a pas vraiment sondée.

On peut toujours faire le pari que l'institution est souple et qu'elle s'adaptera à ces différentes formes d'unions.

C'est un pari que je fais, mais j'ai bien conscience que c'est juste un pari.

Donc, il y a une part d'aléa. Dans mon esprit, le mariage homo n'est pas une démarche zéro risque. Mais du zéro risque, j'en vois pas beaucoup non plus autour de moi. Alors je me dis que ça vaut le
coup d'essayer, si c'est un mieux par rapport à l'existant, ce que je crois, et que ça permettra de régler des problèmes.

Ma position ne va pas tellement au delà.

Je crois que je suis juste de l'autre côté du fil du rasoir par rapport à vous: modérément favorable.

Et c'est pas mon combat, en plus.

Logopathe 30/11/2012 09:21



Toujours autant de mal à voir comment le mariage peut être conçu comme "interdit" aux homos, dans la mesure où sa définition même, à ce jour, postule la différence des sexes. Ca n'est pas prévu,
simplement. Si c'était interdit, il y aurait eu des sanctions contre Mamère et/ou les mariés de Bègles. Il n'y a eu qu'une simple annulation. Enfin ce débat n'est peut-être pas très intéressant.


 


Sinon sur le reste nos positions ne sont pas si éloignées.


 


PS: en vérifiant rapidement les circonstances de l'annulation du mariage de Bègles, j'ai appris que les mariés avaient été condamnés à 8 mois avec sursis pour avoir dépouillé une vieille qui les
logeait pour financer la noce. Je ne sais pas pourquoi, ça illumine ma journée.